Formation franchise Norauto : « Il faut accepter d’être apprenant » – Julien Josephson, franchisé Magny-en-Vexin
Comment se préparer à diriger un centre automobile lorsqu’on ne vient pas de la mécanique ? Qu’apprend-on avant l’ouverture et vers qui se tourner une fois l’activité lancée ? Pour les candidats et candidates à la franchise, la formation est une étape essentielle pour passer du projet à la réalité du terrain.
Julien Josephson, franchisé Norauto à Magny-en-Vexin, revient sur son parcours de formation franchise Norauto : quatre mois de formation, une immersion dans quatre centres auto et un programme adapté progressivement à ses besoins. Son témoignage montre comment l’apprentissage se construit avant l’ouverture, puis se poursuit au quotidien, avec les équipes et les interlocuteurs du réseau.
Julien, pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours avant Norauto ?
Avant de devenir franchisé Norauto, j’ai eu plusieurs vies professionnelles. J’ai d’abord travaillé pendant une dizaine d’années dans le commerce, avec des responsabilités de direction de magasins, puis de régions. J’ai toujours aimé choisir des missions qui m’amènent à découvrir des problématiques nouvelles.
J’ai ensuite rejoint le secteur des services et l’automobile chez Mondial Pare-Brise, où j’ai notamment participé à la gestion du réseau succursaliste, avec des enjeux de management, de développement et d’animation des équipes. Enfin, j’ai occupé une fonction de direction générale dans un groupe de sécurité privée.
L’entrepreneuriat me trottait dans la tête depuis longtemps, mais je n’avais pas encore franchi le pas. À un moment, j’ai eu le sentiment d’avoir suffisamment exploré le salariat et acquis les compétences nécessaires pour me lancer.
Pourquoi avoir choisi la franchise et le réseau Norauto ?
Je souhaitais entreprendre sans être seul. Bien que je sois quelqu’un qui apprécie de sortir de ma zone de confort, pouvoir m’appuyer sur une structure et bénéficier d’un accompagnement comptait beaucoup dans ma décision.
Lorsque j’ai envisagé de revenir dans l’automobile, j’ai engagé des démarches auprès de plusieurs enseignes. Chez Norauto, j’ai découvert une structure d’accompagnement que je trouvais complète. Le déclencheur a été la proposition d’un site qui correspondait à mon projet.
La possibilité de concrétiser ce projet, associée à la qualité de l’accompagnement que j’avais perçue, a fini de me convaincre.
Aviez-vous déjà les connaissances nécessaires pour diriger un centre automobile ?
J’avais une expérience du commerce, du management et une première connaissance du secteur automobile. En revanche, ma compréhension de la technique restait très superficielle.
Je sais diriger des équipes, mais je devais apprendre le métier du centre auto et les méthodes propres à Norauto. Même sur le plan commercial, il fallait me remettre à jour : les attentes des clients, leur rapport à l’immédiateté et la place des avis en ligne ont beaucoup évolué.
Mon objectif était donc assez large : comprendre le fonctionnement d’un centre auto, acquérir des bases techniques et être capable de conseiller les clients avec pertinence.
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Comment s’organise la formation franchise Norauto ?
Je distingue deux temps. Avant la signature, il y a d’abord un parcours de découverte. Norauto vous questionne sur votre projet et vous pousse à approfondir votre réflexion. C’est utile, parce qu’on arrive parfois avec des certitudes qui méritent d’être interrogées.
Pendant cette phase, j’ai passé du temps dans des centres sélectionnés par Norauto France Franchise. J’ai rencontré des équipes de succursales et des franchisés pour découvrir le métier et son fonctionnement.
Après la signature, nous avons construit mon parcours de formation à proprement parler. À ce stade, le projet était concret : il fallait préparer l’ouverture et identifier ce que j’avais besoin d’apprendre.
Concrètement, combien de temps a duré votre formation franchise Norauto et où s’est-elle déroulée ?
Dans mon cas, nous avons convenu d’un parcours de quatre mois. Comme c’est une formation « à la carte », selon nos besoins, j’ai demandé à Norauto de prévoir le maximum. Je voulais profiter de cette période pour apprendre le plus possible avant l’ouverture.
La formation s’est déroulée principalement sur le terrain. J’ai été accueilli dans quatre centres Norauto différents pour aller chercher des compétences complémentaires, auprès des directions de centre, des équipes magasin ou des équipes atelier.
Ce n’était donc pas uniquement une formation théorique. Il s’agissait de découvrir les pratiques, de comprendre les situations et de participer, à mon niveau, à la réalité du métier.
Le programme était-il adapté à votre profil et à vos besoins ?
Oui, et c’est l’un des points de la formation franchise Norauto que j’ai particulièrement appréciés. Nous n’avons pas cessé d’ajuster le parcours pendant ces quatre mois.
Au début, je me suis laissé guider par Norauto, parce que c’est leur métier. Ensuite, à mesure que je comprenais mieux le fonctionnement d’un centre, j’identifiais les sujets sur lesquels j’avais besoin d’aller plus loin.
Quand j’estimais avoir fait le tour d’une étape ou que je souhaitais approfondir une compétence, je le disais. Le réseau cherchait alors les personnes et les centres auto qui pouvaient répondre à ce besoin. J’ai vraiment apprécié cette capacité d’adaptation et d’écoute.
Sur quels sujets souhaitiez-vous être formé avant l’ouverture ?
Ma priorité était de comprendre la technique automobile. Pour bien conseiller un client, il faut comprendre ce que l’on vend, d’autant que les pneus, le freinage ou les prestations mécaniques touchent à la sécurité.
Je suis attaché à un commerce fondé sur la bonne suggestion et le bon conseil. L’objectif n’est pas de vendre pour vendre, mais de proposer une réponse adaptée et de construire une relation de confiance qui donne envie au client de revenir.
Cette compréhension technique comptait aussi pour ma légitimité auprès de l’équipe. Manager des professionnels sans comprendre ce dont ils parlent me semblait compliqué. Je voulais donc acquérir le plus de repères possible, sans prétendre tout maîtriser dès le départ.
La formation franchise Norauto a répondu à toutes mes attentes, avec notamment une immersion en atelier.
Que vous a apporté cette immersion en atelier ?
Je voulais faire de mes mains, à mon niveau, et comprendre concrètement le travail des équipes.
L’immersion en atelier s’est déroulée en hiver. Les conditions sont plus difficiles, mais cela m’a permis de mieux comprendre ce que vivent les collaborateurs au quotidien.
Observer une activité de l’extérieur et la vivre soi-même sont deux choses différentes. Cette expérience m’a donné des repères utiles pour la suite, notamment dans ma manière d’appréhender les contraintes de l’atelier et d’échanger avec les équipes.
Comment avez-vous concilié la formation avec la préparation de votre centre ?
C’était une période intense, parce que plusieurs sujets avançaient en même temps. Pendant la formation, je devais aussi recruter mes futurs collaborateurs et suivre le chantier de mon centre.
Le parcours était donc parfois entrecoupé de rendez-vous liés au projet. Norauto en tenait compte : je pouvais m’organiser, à condition de prévenir les équipes qui m’accueillaient en formation.
Ces interruptions permettaient aussi de prendre un peu de recul et d’assimiler ce que j’apprenais. Mais la pression montait à mesure que l’ouverture approchait : les travaux et les recrutements rendaient le projet très concret.
Quelle place le e-learning occupe-t-il dans la formation franchise Norauto ?
Norauto dispose d’un catalogue de e-learning très riche, aussi bien sur la technique en atelier que sur le commerce en magasin.
Pendant mon parcours avant l’ouverture, j’en ai suivi une partie, notamment sur des sujets liés à la sécurité, aux obligations légales et aux ressources humaines. Ensuite, on peut aller chercher des contenus plus spécifiques selon ses besoins : la vente d’un pneumatique, l’organisation de l’atelier ou les règles de sécurité, par exemple.
Pour moi, le e-learning reste un complément à la formation. Il permet de revenir sur un point précis ou de combler un manque, mais il ne remplace pas les bases acquises sur le terrain et les échanges avec les professionnels.
Quel apprentissage vous a demandé le plus d’efforts ?
La prise en main des outils informatiques a représenté un vrai challenge.
Pour préparer une réponse à un client ou rechercher une pièce, il faut parfois utiliser plusieurs interfaces. Il y a beaucoup d’informations disponibles, mais il faut apprendre à retrouver rapidement la bonne.
Cela demande du temps et de la pratique. Ce n’est pas insurmontable, mais c’est une dimension importante de l’apprentissage du métier, au-delà de la technique automobile et de la relation client. Il ne faut pas oublier que pour un service client de qualité, on doit pouvoir répondre rapidement à toutes les questions.
Comment l’accompagnement se poursuit-il après l’ouverture ?
Après l’ouverture, les questions sont plus spécifiques, parce qu’elles correspondent à des situations rencontrées au quotidien.
On avance alors point par point. Les interlocuteurs de Norauto France Franchise sont disponibles pour répondre aux questions.
Cela peut prendre la forme d’un échange ou d’une visioconférence sur un sujet précis, y compris sur des questions comptables ou financières. Je ne dirais pas que toutes mes inquiétudes ont disparu, mais je sais qu’il existe des interlocuteurs et des solutions à rechercher. Je ne me sens pas seul.
Pour découvrir comment cet appui se concrétise sur le terrain, retrouvez l’interview de Sébastien Moriceau, expert atelier chez Norauto Franchise.
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Les échanges avec les autres franchisés vous aident-ils également à progresser ?
Oui, les échanges entre franchisés sont un vrai atout. On identifie progressivement quelques personnes avec lesquelles partager des infos, et les réunions du réseau permettent aussi de créer des liens.
Des rencontres régionales sont proposées tous les six mois, ainsi qu’une réunion nationale annuelle.
Au démarrage, j’étais très concentré sur le lancement de mon centre, donc je n’ai pas encore profité de toutes les occasions de rencontre.
Les échanges entre franchisés sont précieux, notamment sur les enjeux de chef d’entreprise, l’économie du centre auto et la place de l’humain dans l’organisation. Pour obtenir des réponses très concrètes sur le métier, il faut aussi poser des questions précises et rencontrer des profils variés.
Que diriez-vous à une personne qui hésite à ouvrir une franchise parce qu’elle ne se sent pas encore prête ?
Je lui dirais que la franchise a été, pour moi, un vrai soutien pour entreprendre, particulièrement pour un premier projet.
Il y a énormément de sujets à traiter avant d’ouvrir un centre auto. À de nombreuses reprises, je me suis dit : heureusement que je bénéficie de l’aide du franchiseur !
Mais il faut aussi accepter d’être apprenant. Même lorsqu’on arrive avec une solide expérience professionnelle, on découvre un nouveau métier : il faut savoir repartir d’en bas, poser des questions et se laisser guider par le franchiseur et les équipes qui nous forment.
Cela ne signifie pas renoncer à son expérience, mais se donner le temps d’acquérir les repères qui manquent. C’est en passant par cette étape que l’on peut ensuite prendre pleinement sa place de chef d’entreprise et donner le tempo à son équipe.
Vous avez un projet de création ou de reprise de centre ? Présentez votre candidature au réseau Norauto.