Reprise de franchise Norauto : tout ce qu’il faut savoir
Jérôme Fontaine est directeur du développement chez Norauto Franchise. Il est fort de plus de 20 ans d’expérience au sein du groupe, d’abord comme directeur de magasin, puis comme animateur de réseau, avant de rejoindre l’équipe développement franchise en 2017. Aujourd’hui, il accompagne aussi bien les candidat·e·s à la création que les candidat·e·s à la reprise d’un centre existant. Il répond aux questions sur ce parcours particulier qu’est la reprise de franchise.
Bonjour Jérôme. Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre rôle chez Norauto Franchise ?
Je m’appelle Jérôme Fontaine, j’ai 53 ans et je suis directeur du développement pour Norauto Franchise. Je travaille chez Norauto depuis plus de 20 ans. J’ai commencé comme directeur de magasin en succursale pendant plus de 12 ans, puis j’ai rejoint l’équipe franchise en 2017 en tant qu’animateur de réseau. Cela m’a permis de parcourir le réseau de centre en centre, d’accompagner les franchisé·e·s au quotidien, de comprendre leurs défis, leurs besoins et la réalité concrète de leur métier.
Depuis, j’ai pris le poste de directeur du développement. Grâce à mon expérience sur le terrain, je connais la réalité du quotidien d’un directeur de centre Norauto. Cela m’apporte une vision à la fois humaine et opérationnelle, précieuse dans le recrutement et l’accompagnement de nos franchisé·e·s.
Pourquoi un candidat choisirait-il la reprise d’une franchise Norauto plutôt que la création d’un nouveau centre ?
C’est une question qu’on pose très tôt à chaque candidat et candidate. Certains ont une préférence claire dès le départ, d’autres disent « peu importe », mais en creusant, on voit généralement qu’ils ont quand même une inclination.
Deux raisons reviennent le plus souvent pour la reprise : le timing et la réassurance.
La reprise peut être plus rapide qu’une création, et elle rassure : on reprend une affaire qui tourne, dans un emplacement dont on sait qu’il fonctionne. Sur une création, on part d’un bâtiment vide, parfois d’un champ, et on construit tout de zéro. C’est la page blanche. Certaines personnes adorent ça, d’autres non.
Ce qui est intéressant, c’est que souvent c’est le projet concret qui fait basculer la décision. Quand je montre à un candidat un centre existant à reprendre, il va visiter la zone, passer en client, observer l’ambiance. J’ai eu récemment un candidat qui avait trois centres possibles sur son territoire : il a visité les trois incognito, et c’est celui où il s’était senti le mieux en tant que client qu’il a choisi. Il m’a dit : « Et en plus, je me vois bien vivre ici avec ma famille. »
Quelles sont les principales raisons pour lesquelles un franchisé cède son centre ?
La principale raison aujourd’hui, avec la pyramide des âges du réseau, c’est le départ en retraite ou la fin de carrière. Mais ce n’est pas la seule. Certains franchisés tiennent leur centre depuis 15 ans et ils pensent que c’est le bon moment pour passer à autre chose, tant à titre personnel qu’au regard du marché.
Et le marché du centre-auto est justement porteur. L’entretien automobile est une activité résiliente, essentielle. Les ventes de véhicules neufs ont chuté de près de 25 % depuis 2019 : les gens gardent leurs voitures plus longtemps et doivent les entretenir. Sans compter la dimension environnementale : entretenir son véhicule plutôt qu’en changer, c’est aussi un geste pour la planète. Tout cela donne du sens à notre activité.
Concrètement, qu’est-ce qu’un repreneur rachète ?
Il rachète un ensemble : du matériel et de l’immatériel.
Cela comprend les équipements, le stock, mais aussi la clientèle existante, les collaborateurs en place et l’histoire du centre. C’est là la grande différence avec une création : sur une création, on part de zéro, on remplit des cases dans des tableaux, les coûts sont relativement prévisibles puisque c’est du matériel neuf. Sur une reprise, il y a beaucoup plus de variables.
Il y a le stock à évaluer, l’état du matériel, les encours, le compte en banque de la société rachetée, l’éventuelle garantie de passif… C’est souvent une reprise de société, donc c’est plus complexe qu’un simple achat de murs. Chaque reprise est différente, et c’est précisément pour ça que l’accompagnement est si important.
Quel est le profil idéal d’un repreneur Norauto ? Faut-il venir du secteur automobile ?
Non, absolument pas. Le parcours de candidature est commun entre création et reprise : on n’exige pas de « background » automobile. Ce qui compte avant tout, c’est l’envie d’entreprendre, le goût du commerce et du contact client et surtout la capacité à manager une équipe d’une dizaine de personnes au quotidien.
Cette dernière dimension, la dimension managériale, est souvent la plus difficile à évaluer. On peut se dire proche de ses équipes et avoir du mal, en pratique, à poser une exigence, à dire les choses, à maintenir une rigueur. Sur une reprise, ces qualités sont nécessaires rapidement, car on hérite d’une équipe en place, avec sa propre culture, ses habitudes, ses liens avec l’ancien franchisé.
Mais c’est aussi une opportunité : un repreneur apporte un nouveau regard, une nouvelle énergie, de nouvelles idées. C’est souvent ce qui donne un vrai coup de boost à l’activité.
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Comment se déroule la rencontre entre le cédant et le repreneur ?
C’est une étape que je considère comme fondamentale, et que j’accompagne personnellement.
Un franchisé qui cède son centre ne vend pas une voiture ou une maison : il cède quelque chose qu’il a construit jour après jour, parfois pendant 15 ou 20 ans. Il laisse des collaborateurs avec qui il a souvent des liens forts. Il veut donc rencontrer le repreneur, lui parler, retrouver en lui des valeurs communes.
Mon rôle est de mettre les deux parties en relation dans les meilleures conditions, sans que l’un ou l’autre soit surpris. J’organise un temps d’échange long, je présente les deux parties, puis je m’éclipse pour les laisser se construire une relation directe. Quand je sens que le contact est fluide et naturel, je n’interviens plus. Mais je reste disponible, notamment lors des étapes juridiques, où des incompréhensions peuvent surgir et faire douter les deux parties alors qu’elles sont en réalité d’accord sur l’essentiel.
Ce n’est jamais une simple histoire d’argent. Le cédant veut que son centre soit entre de bonnes mains, que ses collaborateurs soient bien traités, que ses clients retrouvent leur Norauto. Et quand cette relation de confiance est établie entre cédant et repreneur, la négociation sur le prix se passe de façon beaucoup plus sereine. Ce n’est plus de la négociation, c’est un échange entre personnes responsables.
Quelles sont les étapes concrètes d’une reprise, et combien de temps cela prend-il ?
Il faut compter entre six et douze mois, et rarement moins de six mois. Voici les grandes étapes :
- La candidature : échanges approfondis avec l’équipe Norauto Franchise pour valider l’adéquation entre le profil du candidat et les valeurs du réseau ;
- L’identification du centre : mise en relation avec le cédant, visites, première rencontre ;
- La négociation : évaluation de la valeur du centre, discussions sur le stock, le matériel, les conditions de cession ; cette phase peut prendre de quelques semaines à quelques mois ;
- Les étapes juridiques : rédaction et signature de l’offre de rachat, intervention des avocats des deux parties, acte définitif (comparable à une promesse puis un acte de vente immobilier) ;
- La formation Norauto : quatre mois de formation avant la prise de poste.
Quand tout est bien aligné, candidat motivé, cédant prêt, bon feeling réciproque, on se situe plutôt autour de six à neuf mois pour une reprise de franchise.
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Comment Norauto accompagne-t-elle le repreneur une fois en poste ?
L’accompagnement ne s’arrête pas le jour de la signature. Dès la prise en main du centre, le repreneur est suivi par l’animateur de réseau de sa région, qui l’accompagne sur l’atelier, le commerce, les animations commerciales. Nous faisons aussi en sorte que le cédant prépare une passation qualitative : il identifie les points forts à préserver, les axes d’amélioration, les collaborateurs clés sur lesquels s’appuyer. C’est ce diagnostic partagé qui permet souvent à la reprise de générer rapidement un effet boost.
Un dernier mot pour quelqu’un qui hésiterait encore à se lancer ?
Si vous avez l’âme d’un entrepreneur, si vous aimez le commerce et le contact humain, si vous avez envie de diriger une équipe et d’être votre propre patron, alors la franchise Norauto est un modèle fait pour vous.
Notre enseigne est reconnue par les clients et les clientes depuis plus de 50 ans. Notre modèle est éprouvé. Et dans le monde de la franchise, nous avons accompagné des dizaines et des dizaines de reprises. Vous ne serez jamais seul. De votre premier échange avec nous jusqu’au jour où vous choisirez à votre tour de transmettre, nous serons là à chaque étape importante de votre aventure Norauto.
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